RITA ALAOUI
rita_alaoui_ENTREE.html
 

Ramasser le monde, sauver le monde, 2019.

De cette phrase « un instant avant le monde» qui est le titre de la biennale ou encore « reconsidérer le commencement du monde et de l’espace » il me vient une certaine mélancolie en pensant au tout début de l’humanité, à cet instant où l’homme s’est différencié de l’animal par la pensée et a commencé à utiliser des outils. Cet instant où l’homme chassait, cueillait, écoutait le bruit du vent, observait la lune et respectait les cycles du soleil. Cet instant où l’homme savait reconnaître les bonnes plantes pour se soigner, cet instant où l’homme était en constant mouvement, dansant avec les forets, les plaines et les océans. Cet instant où les arbres étaient les maitres du monde, où les aliments transformés n’existaient pas, où le gaz carbonique n’avait pas envahi toute la planète et où dans le ciel ne volaient que des oiseaux. Ces hommes primitifs devaient tailler de leurs mains des outils pour se nourrir, se vêtir, s’abriter et se défendre. Mon regard porte sur l’outil comme objet, puis le geste et la main.

J’aime beaucoup cette phrase de Nandikesvara* : 

« Où va la main, va l’œil ; où va l’œil va l’esprit ; où va l’esprit le sentiment s’éveille et lorsque le sentiment s’éveille, naît le goût  »

*l’Abhinya-Darpana ou The Mirror of Gesture , Nandikesvara



































































RAMASSER LE MONDE

SAUVER LE MONDE.

15 modules d’Installations et serie de dessins (format 180 x 135) pour la Biennale de Rabat 2019.

«un instant avant le monde»

25 sept - 12 dec 2019

commissariat: Abdelkader Damani